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Prendre en compte l'Euro

L'introduction de l'Euro peut-elle être simplement ignorée pour le moment ?

En d'autres termes, est-il envisageable d'attendre simplement la fin de la période transition et convertir tous les montants en Euro dans la nuit du 31/12/2001 au 01/01/2002 ?

Si vous n'êtes pas côté en bourse, si vos activités ne débordent pas des frontières de l'hexagone, si vos clients ne risquent pas de vous parler Euro, peut-être...

De toute façon, il faudra tout de même prévoir un ou plusieurs outils pour la "longue nuit" de la conversion.

Mais reprenons le sujet à la base : de 1998 à 2002, à quoi faut-il se préparer ?

La période de transition

Le 1er janvier 1999 commence la période de transition.

Pendant cette période de trois ans, il y a cohabitation de deux monnaies dans chacun des pays participant à l'union monétaire européenne : la monnaie nationale et l'Euro.

En France, la monnaie officielle reste donc le Franc. Par exemple, les déclarations fiscales et sociales doivent en principe être établies en Francs pendant toute cette période.

Cependant, les marchés financiers basculent à l'Euro dès le 1er janvier 1999.

Première conséquence : les sociétés cotées en bourse se voient donc obligées de publier leurs résultats en Francs et en Euros.

Une autre conséquence est encore plus incontournable si votre activité déborde des frontières nationales : Les prix, tarifs et devis doivent en pratique être produits en France et en Euros.

Pendant cette période transitoire, il est possible d'émettre (et encaisser) des chèques et autres règlements en Euros. La plupart des banques proposeront soit des relevés de compte en deux devises, soit des relevés distincts en Euros sur demande.

Le basculement

A la fin de la période transitoire, le basculement définitif du Franc à l'Euro aura lieu le 1er janvier 2002.

Du moins, en théorie. En pratique, cela prendra plutôt 3 à 6 mois.

Il faudra en effet le temps de remplacer les billets et pièces en circulation, et aussi le temps pour les administrations et autres collectivités de s'y mettre entièrement.

Ensuite, la monnaie officielle étant l'Euro, il restera encore possible de fournir de manière accessoire les prix et montants en "vieux" Francs à titre de service aux clients nostalgiques.

Euro et logiciels

Quelles sont les conséquences sur les logiciels de l'entreprise ?

Selon le cas, un ou plusieurs des points suivants sont à considérer :

  1. Il faut disposer de routines de conversion Franc/Euro (puis Euro/Franc) respectant les contraintes légales. Éventuellement, il faut aussi prévoir les routines de conversion inter monnaies européennes actuelles, qui devront transiter par leur taux officiel en Euro (pas de conversion directe).
  2. Certains états doivent être produits en Francs ou en Euros.
  3. De nouveaux états doivent inclure des valeurs tant en Francs qu'en Euros.
  4. Certains écrans de consultation et de requête doivent comprendre les deux monnaies.
  5. Certains formulaires et fiches de saisie doivent prévoir les deux devises.
  6. Il est également nécessaire de prévoir la modification du modèle de données pour permettre le stockage de valeurs en Euros dans certains cas, ainsi qu'un indicateur sur la monnaie de référence de la transaction.

Méthodologies

Selon les fournisseurs, les entreprises, les types de produits et le temps restant disponible, l'on rencontre des stratégies différentes pour aborder la transition à l'Euro :

La gestion multi-devise permet de conserver les montants d'origine, ce qui garantit de ne pas trébucher sur des problèmes d'arrondis (monnaie de transaction d'origine - monnaie pivot comptable - monnaie de référence).

Bien entendu, la modification des fichiers et des applications permet de prendre en compte tous les aspects de la problématique de manière adaptée aux spécificités de l'entreprise.

Euro et dBASE

Dans ses différentes versions, dBASE est un environnement de développement d'une grande souplesse, qui permet de mettre en place des solutions adaptées à toutes les situations.

En environnement Windows, Visual dBASE permet la mise en place de modules et de composants standards ou spécifiquement adaptés. L'orientation objets dévoile d'ailleurs dans ce cas toute sa puissance, qui constitue un avantage décisif par rapport à des produits concurrents comme Visual Basic ou Paradox, par exemple.

Pour les nombreuses applications exploitées sous DOS, il est possible de mettre en place les outils et modifications complémentaires adéquats dans l'environnement d'origine.

Il est également possible d'envisager le portage de l'applicatif sous Windows à cette occasion, ou encore de réaliser des outils distincts sous Windows,

Dans ce dernier cas, l'on peut alors continuer à rentabiliser l'investissement effectué sous DOS s'il donne entièrement satisfaction, tout en tirant parti de l'environnement multitâche sous Windows pour ajouter de nouvelles fonctionnalités liées à l'Euro.

En environnement Windows 95 ou Windows NT en réseau, il est possible de créer des modules complémentaires sous forme de composants ActiveX.

Ces derniers sont alors mis en service au fur et à mesure de leur disponibilité. Leur mise à jour peut également être coordonnée de manière centralisée.

Les outils dBASE peuvent également être mis en œuvre pour créer rapidement des modules venant compléter des applications standard (progiciels) ou des applications spécifiques écrites dans un autre langage.

La liaison entre les anciennes applications et les nouveaux outils peut s'effectuer par l'intermédiaire de fichiers de données dans le cas le plus simple, ou encore par automatisation OLE lorsque possible.

Dans d'autres cas, il sera plus judicieux de substituer quelques modules externes en s'abstenant d'utiliser les fonctionnalités équivalentes de l'ancienne application. L'objectif étant d'arriver à un rapport coût/efficacité optimum dans une situation somme toute temporaire - la période de transition - et de préparer le basculement définitif, ensuite.

François Ghoche
www.fghoche.com


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