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galaxie ou un nouveau trou noir ! C'est l'angoisse de la page blanche que connaissent les écrivains, même ceux qui n'écrivent qu'occasionellement des articles techniques !
Heureusement, l'informaticien n'est pas un chasseur de Quasar, et, sans en connaître précisément les détails, il a une idée du travail à effectuer, et des résultats à obtenir pour pouvoir livrer son application. Il ne lui reste plus qu'à en évaluer la complexité et la durée.
Le problème n'est pas nouveau et, dès le milieu des années 60, des chercheurs ont tenté de mettre au point des méthodes d'estimation des charges logicielles. Deux grands courants se sont dégagés, l'un dont les estimations sont basées sur la taille du programme à écrire (méthodes mono-variable), et l'autre qui s'appuie sur la complexité des fonctionnalités que celui-ci devra offrir aux utilisateurs (méthodes multi-variables).
Pour chacun de ses courants de nombreux auteurs ont proposé leurs méthodes mais deux d'entre eux ont réellement su imposer leurs travaux qui sont devenus des outils de référence.
Nous disposons ainsi de deux méthodes, Cocomo, que l'on doit à Barry Boehm, de Bull, et la méthode dite des Points de Fonction, d'Al Albrecht (IBM), qui datent du début des années 80 et qui ont toutes les deux prouvés leur pertinence. Elles sont d'ailleurs généralement utilisées conjointement.
Nous allons, dans cet article, tenter d'adapter au développement d'applications avec Delphi une combinaison de plusieurs de ces méthodes construites à l'origine autour de projets en Cobol.
Nous espérons ainsi parvenir à une méthode d'estimation de base, qui pourra être affinée par l'expérience.
Nous verrons tout d'abord un modèle statistique des résultats d'évaluations obtenus avec ou sans méthodes, qui nous permettra de mieux juger de la pertinence, et donc de l'utilité des estimations que l'on est amenés à réaliser, puis nous étudierons la méthode des points de fonctions grâce à laquelle on estime la complexité fonctionnelle du projet. Cette complexité se traduit en quantité de travail, exprimée en termes volume de code à écrire, variable suivant le langage. Cocomo, dont nous utiliserons l'adaptation au langage Ada, adaptée à son tour à Delphi, permet quant à elle de pondérer une quantité de travail " objective ", en prenant en compte des facteurs humains et organisationnels, pour en déduire une durée de projet.
Une mauvaise évaluation vaut mieux que pas d'évaluation du tout. Ce n'est néanmoins pas une raison pour ne pas chercher à qualifier nos estimations : une évaluation approximative des charges mais dont on connaît l'imprécision est plus utile qu'une bonne évaluation dont on ignore la marge d'erreur. Quelque soit la méthode d'estimation employée, il est donc vital d'être à même d'en déterminer la qualité.
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